Le premier système d’évaluation de la qualité est conçu à cette époque, il s’agit de la Grille 71 dite « multi-usages » dont l’objectif était d’évaluer en un point l’aptitude de l’eau à différents usages.
Le principe du percentile 90 est déjà utilisé pour comparer les résultats aux valeurs seuils permettant de s’affranchir des résultats exceptionnels.
Le principe du SEQ-EAU est basé sur la notion d’altérations.
Une altération est constituée de un ou plusieurs paramètres ayant un effet identique sur le milieu.
Pour évaluer la qualité annuelle ou interannuelle, un nombre minimum de prélèvement et leur répartition optimale dans l’année sont nécessaires pour qualifier l’altération.
Pour chaque altération, la qualité est mesurée par un indice variant entre 100 et 0 et pour des facilités cartographiques, l’indice de qualité est découpé en 5 classes de qualité.
La règle simple des 90% est appliquée : elle permet de ne conserver que 90% des résultats et de sélectionner la classe et l’indice du paramètre pour lequel le résultat est le moins bon.
Ainsi, les 10% restant sont considérés comme trop exceptionnels pour être pris en compte.
Le bon état est atteint quand l’état écologique et l’état chimique sont au moins « bons ».
L’état chimique est l’appréciation de la qualité d’une eau sur la base des concentrations de 56 substances dites prioritaires ou dangereusement prioritaires.
Le bon état chimique est atteint quand les concentrations ne dépassent pas les normes de qualité environnementale de ces substances.
Il comporte 2 classes : Bon Etat et Etat Mauvais.
L’état écologique est l’appréciation de la structure et du fonctionnement des écosystèmes aquatiques associés aux eaux de surface.
Il s’appuie sur des critères appelés « éléments de qualité » qui peuvent êtres biologiques, hydromorphologiques ou physico-chimiques.
Il comporte 5 classes : Très Bon Etat, Bon Etat, Etat Moyen, Etat Médiocre, Etat Mauvais et se caractérise par rapport aux conditions dites de référence.