Oui, mais la réglementation est unique et ces prélèvements dits « domestiques » dans le milieu naturel, bien qu’autorisés, restent très encadrés. En période de basses eaux, ou de situation plus marquée comme une sécheresse, le cumul de ces prélèvements sur une même rivière, peut s’avérer néfaste pour l’écosystème aquatique. Parfois même un seul pompage peut suffire à assécher temporairement le lit d’un cours d’eau. Il est obligatoire de conserver en tout temps un débit minimum dans la rivière garantissant la vie, la circulation et la reproduction des espèces qui la peuple. Les prélèvements domestiques en cours d’eau, nappe phréatique ou source, sont parmi les premiers à être interdits lors de la prise d’un Arrêté Sécheresse. Il est essentiel que tout un chacun puisse à son tour suivre la démarche, en période de sécheresse, les débits minimums restitués à l’aval des sources par les agglomérations doivent par exemple être préservés pour l’écosystème et non prélevés pour arroser un jardin. Favorisons donc la récupération d’eaux pluviales et le changement de techniques culturales pour préserver l’eau dans les rivières et les nappes. Il est possible de prélever de l’eau dans une rivière ou une nappe, mais cela doit être fait de manière responsable et respectueuse de l’environnement. La mise en place de tout dispositif orientant préférentiellement les écoulements de la rivière vers le système de prélèvement, entravant de ce fait l’écoulement des eaux et la libre circulation des populations piscicoles est interdit. Tout prélèvement d’eau doit être équipé d’un dispositif de suivi des volumes consommés.