La fertilisation raisonnable permet de compléter l’offre du sol en éléments minéraux et satisfaire les besoins nutritionnels des plantes.
À partir d’objectifs de production, quantitatifs et qualitatifs, l’agriculteur calcule l’apport de fertilisants nécessaire.
Cela permet d’apporter à chaque culture, pour chaque parcelle, une fertilisation suffisante et efficace.
Mais aussi, il s’agit de réduire les pertes d’éléments dans l’environnement.
Le raisonnement de la fumure azotée par la méthode du bilan consiste à équilibrer les besoins totaux en azote du peuplement végétal par un stock d’azote disponible constitué par des fournitures du sol, des déjections animales et des fertilisants.
Le calcul de la fertilisation phosphatée et potassique dépend du degré d’exigence des cultures qui traduit leur sensibilité à une alimentation déficiente.
La disponibilité des réserves en phosphore ou potassium dans le sol appréciée par le résultat de l’analyse de terre en P assimilable et K échangeable est également importante.
Le passé récent de fertilisation en phosphore ou potassium de la parcelle, y compris les apports récents, réguliers ou impasses répétées, ainsi que la restitution ou non des résidus de la culture précédente, joue également un rôle dans la fertilisation.
Un plan de fertilisation ou plan de fumure consiste à prévoir l’ensemble des apports d’engrais et d’amendements sur les différentes cultures et parcelles de l’exploitation, ainsi que les modalités et les dates d’apport.
Il est possible de regrouper les parcelles par zone de même potentialité, et un objectif de rendement réaliste doit se définir pour chaque zone afin de calculer les besoins en différents éléments fertilisants par culture.
Le plan de fertilisation permet également de commander à l’avance aux meilleures conditions, d’organiser le stockage et de s’assurer de la disponibilité des produits pour l’épandage.