Les causes ne font pas mystère et sont liées à l’activité humaine, qui a déjà sévèrement altéré 75 % du milieu terrestre selon l’IPBES, l’équivalent du GIEC pour la biodiversité.
Destruction des habitats
La disparition d’écosystèmes intacts varie d’un pays à l’autre, mais récemment, les pertes se sont surtout produites dans les zones tropicales, dont la biodiversité est la plus riche.
En Asie du Sud-Est et en Amérique latine, en deux décennies, 100 millions d’hectares de forêts ont ainsi été rasés, notamment en faveur du bétail et de plantations de palmier à huile.
L’agriculture intensive épuise les terres : 40 % des sols sont désormais dégradés, selon la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification.
Si cette altération se poursuit au même rythme, 16 millions de kilomètres carrés seront en mauvaise santé d’ici à 2050 – soit environ la surface de... l’Amérique du Sud!
75 % des ressources en eau douce sont accaparées par l’agriculture et l’élevage.
Et selon l’Organisation météorologique mondiale, depuis 2000, le nombre et la durée des périodes de sécheresse ont augmenté de 29 % par rapport aux 20 années précédentes.
Et cela va s’aggraver.
À l’échelle mondiale, 90 % des plantes sauvages à fleurs (et 75 % des cultures vivrières) dépendent du transfert de pollen par les animaux.
Or même si les évaluations mondiales font défaut, les études nationales et régionales convergent pour dénoncer les menaces pesant sur la survie des pollinisateurs, papillons, abeilles...
Les plantes ont besoin de dioxyde de carbone.
Mais de récentes études tendent à prouver qu’une concentration excessive de CO2 affecte leur développement, notamment la fabrication de nutriments (protéines, vitamines, zinc, fer, etc.).