Ces deux espèces du même genre sont en effet capables de survivre entre 5 et 6 mois sans oxygène.
Ces animaux utilisent le même mécanisme que les autres vertébrés pour respirer, celui qui requiert de l'oxygène, explique à Sciences et Avenir Cathrine Fagernes, co-auteure de l'étude.
Cependant, sans oxygène, ils doivent produire de l'énergie autrement pour survivre.
Alors au lieu de produire de l'acide lactique à la fin du processus métabolique, ils produisent de l'alcool qui va leur servir de carburant.
Ainsi, même si ces poissons obtiennent moins d'énergie que lors de la respiration, ils restent en vie.
Mais dans des conditions loin d'être idéales, ils diminuent, voire même stoppent certains processus qui consomment de l'énergie, comme par exemple la vision, explique la chercheuse.
Ces économies leur permettent de survivre.
Durant la période où elles évoluent dans les eaux sans dioxygène des étangs recouverts de glace - ce qui peut durer plusieurs mois dans le nord de l'Europe - l'alcoolémie des carpes à la lune peut atteindre plus de 50 mg par 100 millilitres, ce qui est au-dessus de la limite autorisée pour conduire dans ces pays.