La perche de l’espace, une masta perche de plus de 50 cm, encore un poisson très rare, un poisson que je n’ai eu la chance de croiser que 2 fois en plusieurs centaines de plongées.
Les petits, très petits bancs de grosses mémères que j’ai pu voir étaient constitués de 2 à 5 poissons, parfois un peu plus.
Il faut savoir qu’en fleuve un poisson sorti du banc est en danger, même si c’est une perche de 50, seule elle n’est pas au mieux, il faut donc relâcher ces fish, sur place et vite.
Dès que le banc change de posture j’arrête de les approcher puis j’y retourne 15 minutes après.
Je n’ai pu en photographier qu’un seul dans le fleuve Hérault et c’est la chance qui m’a offert ce fish.
Aveugle d’un œil, ce poisson n’a pu me voir et j’ai pu le cadrer pendant une demi-heure, « le poisson d’une vie » comme certains disent, je préfère dire « le poisson de l’année 2012 » …
Le cas du gros brochet
Fantasme absolue des pêcheurs aux leurres, la poutre largement métrée, le « brocodile » comme l’appelle certains est un poisson rare sur le domaine public.
S’il s’en pêche de plus de plus, c’est que les techniques ont beaucoup évoluées, et le nombre de pêcheurs les pratiquant aussi.
Reste qu’entre la capture d’un brochet de 1m15 et celle d’un gros 1m30 c’est la chance qui s’est invitée sur la ligne du pêcheur ou sur l’objectif de mon caisson, les fish exceptionnels ne se croisent pas souvent (sauf certains lacs).
Le but étant de faire une photo de leur capture pour les pêcheurs, pour moi c’est pareil mais sans l’attraper.
Je vais donc parler de « capture » pour relier la pêche et la photo subaquatique que je pratique.
Capturer un gros brochet ou un gros sandre n’est pas chose aisée pour la majorité d’entre nous qui pêchons ou plongeons dans le domaine public, même si cela peut paraître plus facile pour un plongeur, il n’en reste pas moins que c’est une tâche pour personnes patientes et un peu enragées.
Un poisson atypique, le sandre tient plus de l’énigme que d’un fragment de certitude.
Il m’est arrivé à plusieurs reprises de croiser des grands sandres et de les cadrer pendant 1 heure en faisant des gros plans sans que le poisson ne bouge ou alors de quelques mètres seulement !
J’imagine que si un plongeur ne dérange même pas son sommeil, un leurre ne sera pas pris plus au sérieux …
Cet état de repos chez ce poisson et surtout chez les plus gros est assez unique car toutes les autres espèces s’enfuient à un moment ou à un autre.
Sur frayère c’est autre chose.
Certains de ces grands sandres de 90, j’ai même pu les soulever tout doucement et les reposer au fond sans qu’ils ne bougent !!!
En tous cas, ça laisse le temps de faire des images ou de pêcher pour rien !
La chance d’avoir eu dans ma vie de plongeur des grands sandres à capturer s’en est allée.
En effet, ces sandres ont presque disparu de mon fleuve …
Comme quoi il faut savoir pêcher tant que ça mord…