Si vivre sans chauffage est à coup sûr une économie à court terme, les risques encourus à long, voire moyen terme, sont une bonne raison de réfléchir avant de recourir à cette stratégie cet hiver.
Outre le gel des canalisations qui peut déboucher sur des dégâts des eaux importants, ne pas chauffer son logement engendre irrémédiablement l’accumulation d’humidité à l’intérieur du logement.
S'en suit, la détérioration des matériaux du bâtiment, le développement des moisissures et des champignons, la dégradation de l'électroménager ou encore la prolifération de nuisible.
Le maintien en bon état du logement est un devoir du locataire.
Si l'absence de chauffage est prouvée, le propriétaire peut faire condamner ce dernier pour négligence et l'obliger à remettre le logement en état avant un déménagement.
Un logement envahi de moisissures ou de nuisible ne sera pas un bon point pour une potentielle vente.
Le froid aurait aussi un impact sur notre santé mentale.
La probabilité de ressentir une détresse mentale liée au froid a doublé chez les personnes qui n'avaient jamais rencontré de problème de santé mentale par rapport au début de la recherche, mais a triplé chez celles plus vulnérables sur le plan psychique.
Le fait de ne pas pouvoir chauffer confortablement sa maison et sa famille réduit le sentiment de contrôle et d'autonomie sur son environnement.
Le froid peut provoquer une baisse du flux sanguin dans le cerveau, une contraction des vaisseaux sanguins, une augmentation de la pression artérielle, du rythme cardiaque et du travail du muscle cardiaque, une baisse de la température des extrémités et aussi une légère baisse des facultés mentales.
Les températures basses favoriseraient, selon plusieurs études, les risques d'AVC, de crise cardiaque, mais aussi via l'humidité de gros problèmes respiratoires.