Des expériences anglaises et américaines se sont intéressées à la sensibilité des poissons à la douleur.
Une étude a montré que, soumis à des stimuli douloureux, le poisson déclenche un comportement de protection.
Des chercheurs ont provoqué un choc électrique chaque fois que des poissons-zèbres s’approchaient de la zone de nourriture.
Ils constatent alors que les individus restent en retrait, car capables de ressentir des émotions négatives.
A contrario, l’utilisation d’un antalgique dans cette zone les attirait.
Pour une autre étude, des scientifiques ont injecté des produits dans la lèvre d’une truite (venin d’abeille, solution acide).
En réaction, celle-ci s’est mise à frotter sa bouche contre les graviers ou contre les parois de l’aquarium.
Ces découvertes montrent que, dans la quasi-totalité des expériences, l’existence de la sensation de douleur et la capacité des poissons à souffrir sont bien réelles.
Avant de faire la joie des aquariophiles, les poissons sont capturés et transportés jusqu’à leur lieu de séjour.
Or, cette translocation est une cause de souffrance.
Au stress de la capture s’ajoute le transport dans de mauvaises conditions, souvent dans des contenants peu adaptés, comme les sacs plastiques.
C’est la raison pour laquelle ils sont nombreux à mourir avant d’arriver à destination.
Mais leur souffrance ne s’arrête pas là.
Pour certains, une mauvaise qualité de l’eau, une température trop basse ou une nourriture mal adaptée sont néfastes à leur bien-être.
De même, pour certaines espèces de poissons, une trop grande concentration d’animaux ou au contraire un trop grand isolement peut avoir de mauvaises conséquences sur leur santé.