La parthénogenèse est un mode de reproduction monoparental, lors duquel une cellule de la mère féconde un ovule dans le but de former un embryon. La parthénogenèse est courante chez les petits invertébrés tels que les abeilles, les guêpes, les fourmis et les pucerons, qui alternent entre reproduction sexuée et reproduction asexuée, mais l’on trouve des cas de parthénogenèse chez d’autres espèces, comme les reptiles, les poissons et dans une moindre mesure certains oiseaux. La plupart du temps, la parthénogenèse n’est donc pas le seul mode de reproduction de l’animal, on parle alors de parthénogenèse “facultative” : elle a lieu chez les femelles qui se reproduisent d’ordinaire sexuellement, comme les requins, le varan de Komodo ou nos fameux condors. La parthénogenèse est dite “obligatoire” chez certaines espèces qui n’ont pas d’autre choix pour assurer leur descendance : c’est le cas chez les espèces dont tous les individus sans exception sont femelles. L’on peut par exemple citer l’Aspidoscelis neomexicana, une espèce de sauriens de la famille des Teiidae. Un exemple notable est celui d'une naissance "miracle" d'un bébé requin dans un bassin composé uniquement de femelles. Les scientifiques ont ainsi constaté que l’embryon s’était développé sans fécondation. De plus, la parthénogenèse a lieu quand la femelle engendre d’autres femelles. La seconde forme de parthénogenèse est appelée arrhénotoque, et concerne principalement les insectes, notamment les abeilles. Chez ces dernières, la femelle peut ou non féconder ses ovules : pour ce faire, elle décide d’ouvrir ou de fermer le réceptacle séminal. L’un des premiers avantages qui vient en tête lorsque l’on réfléchit à ce type de reproduction est la survie de l’espèce, puisque la parthénogenèse implique la transmission de gènes sans avoir besoin d’un partenaire. C’est un mode de reproduction qui peut être intéressant - voire vital - dans le cas d’espèces menacées. D’autres espèces se reproduisent sans le concours d’un mâle, notamment certains serpents. Il est mentionné que les poissons, comme les requins, sont capables de se reproduire sans le concours d'un mâle, grâce à la parthénogenèse. Cela signifie que le poisson qui se reproduit tout seul est le requin.