Le problème des algues vertes est qu’elles entraînent, lors de leur putréfaction, des dégagements importants de gaz, notamment de sulfure d’hydrogène (H2S) qui peuvent être à l’origine de nuisances olfactives et de troubles sanitaires pour les promeneurs et les riverains des plages. La prolifération de ces algues est principalement liée à la présence de nitrates, apportées par les activités humaines, dans les eaux et à la configuration topographique du littoral. Une fois échoués sur les plages, ces dépôts massifs d’algues peuvent provoquer des situations à risques dues à des amas d’algues vertes échouées putréfiées. Les observations disponibles ne permettent pas de connaître précisément le délai à partir duquel les émissions de gaz de fermentation deviennent significatives, compte tenu notamment du nombre important de paramètres influençant cette décomposition. Les données indiquent cependant qu’un délai supérieur à 48 heures ne permet pas d’éviter des situations à risque.
L’Agence a rappelé qu’en évitant la prolifération des algues vertes, les situations à risques dues à des amas d’algues vertes échouées putréfiées s’en trouveraient de facto limitées. Pour limiter les émissions dues à leur putréfaction, l’Agence a indiqué que ces algues doivent être ramassées fraîches, c’est-à-dire dans les 24 heures, voire dans les 36 heures, succédant l’échouage et ensuite traitées dans les 48 heures. Quel que soit l’état de décomposition des tas d’algues, les travailleurs doivent s’équiper d’un détecteur de sulfure d’hydrogène (H2S) et baliser les chantiers de ramassage et de stockage afin de tenir les promeneurs à l’écart. L’Agence recommande également de privilégier un ramassage mécanique et indique qu’il doit être réalisé dans des conditions limitant au maximum l’exposition du public.