Les chercheurs ont trouvé qu’elles sécrètent un sucre complexe (polysaccharide), qui inhibe la formation de ces biofilms.
Cette propriété pourrait jouer un rôle essentiel dans les capacités de colonisation de ces bactéries.
Les chercheurs ont également montré que l’application d’une solution contenant ce polysaccharide sur des matériaux aussi différents que le verre, le PVC ou le polycarbonate suffisait à leur conférer de puissantes propriétés antiadhésives vis-à-vis de très nombreuses bactéries pathogènes, comme le staphylocoque doré.
Une application de ce produit sur des biomatériaux composant par exemple des prothèses, lentilles de contact ou filtres de dialyse, pourrait y empêcher la formation de biofilms et limiter ainsi la prolifération de bactéries pathogènes.
Dans l’industrie, on peut également envisager de limiter de cette manière les colonisations bactériennes indésirables.
Une équipe de l'Institut Pasteur associée au CNRS vient de caractériser une molécule capable d'inhiber la formation de biofilms, agglomérats de bactéries fixées sur les surfaces et qui sont à l'origine de nombreux cas de maladies nosocomiales.
Cette molécule appliquée sur différents types de matériaux comme le plastique et le verre empêche la formation de biofilms d'un large spectre de bactéries pathogènes.