Les mesures préventives sont impératives car, lorsque les premiers signes apparaissent, il est trop tard.
La première consiste à planter des variétés résistantes : on choisira de préférence les anciennes comme ‘Amsden’, ‘Angevine de Marmande’, ‘Madame Girerd’, ‘Reine des vergers’, etc., ou les pêchers issus de semis.
Seconde précaution : entretenir la vigueur de l’arbre et prévenir les carences.
Les carences en zinc et en bore rendent le pêcher plus vulnérable à la cloque.
Des apports de compost à l’automne, une couverture du sol, du purin d’ortie et des engrais foliaires type Protéal, Nutrimag d’Euphytor lui permettront de mettre en réserve tout ce dont il aura besoin au printemps pour se défendre et éventuellement pour refaire des feuilles après une attaque de cloque.
La plantation d’ail au pied des arbres serait également efficace grâce à la diffusion d’allicine antiseptique jusque dans la sève du pêcher.
La protection la plus efficace à ce jour est apportée par les traitements au cuivre.
En cas d’attaques fortes et régulières, on commencera par un traitement à la chute des feuilles à la bouillie bordelaise ou à l’oxychlorure puis un second en février au début du gonflement des bourgeons et enfin un troisième quinze jours plus tard, au stade pointes vertes.
À essayer : le cuivrol qui apporte en plus du cuivre des oligo-éléments dont justement le zinc et le bore.
Pour limiter les apports de cuivre, on essayera la décoction de prêle et surtout le Preicobakt à base d’argile et de silice broyée.
Enfin, si vous arrivez après la bataille et que les dégâts sont déjà apparents, il vous reste la ressource de couper et brûler les premières feuilles atteintes pour réduire la progression du champignon.
Si des rameaux sont déjà attaqués, coupez-les pour stimuler les repousses.