Faire son propre terreau est à la fois simple et très économique, puisqu’il peut être préparé à partir des déchets de la cuisine ou du jardin. Il existe trois méthodes pour fabriquer un bon substrat : faire son terreau de compost, faire son terreau de déchets verts ou faire son terreau de feuilles. Pour faire son terreau de compost, il faut tamiser la terre et le compost afin d’en retirer cailloux et racines, mélanger à parts égales le compost bien mûr et la terre du jardin, et arroser de façon à obtenir une texture humide. Pour faire son terreau de déchets verts, on peut broyer finement les branches afin d’obtenir des copeaux de bois, récupérer les déchets de tonte, installer une couche de broyat, la couvrir avec des déchets de tonte, et renouveler l’opération en alternant les couches de broyats et de résidus de tonte.
Pour accélérer le processus de dégradation des matériaux, il est possible de recouvrir le tout à l’aide d’une bâche imperméable les jours de soleil, et de retirer cette couverture lorsqu’il pleut. Une fois que le processus de décomposition a commencé, il faut remuer régulièrement le tas de terreau afin de lui apporter de l’oxygène, et arroser en profondeur lorsque le terreau en devenir commence à s’assécher.
Pour faire son terreau de feuilles, il faut entasser une première couche de feuilles sur environ 30 cm de hauteur, ajouter par-dessus une couche de résidu de tontes de gazon, déposer une couche de feuilles d’ortie ou de consoude, installer une couche de terre de jardin, et couvrir avec une dernière couche de feuilles mortes. Il faut arroser le tout régulièrement, sauf pendant les périodes de gelée.
Enfin, après six mois, il est nécessaire de mélanger le terreau en décomposition à l’aide d’une fourche, afin de l’aérer, et de patienter encore six mois avant d’utiliser le terreau pour les plantations.