L'irrigation, l'eau potable et le refroidissement des centrales nucléaires sont les principaux usages de l'eau douce en France, susceptibles de causer des conflits d'usages en cas de pénuries.
Les prélèvements sont mesurés avec précision, étant soumis dans la plupart des cas à déclaration.
Hors hydroélectricité, les 32,84 milliards de m3 prélevés en moyenne sur la période 2010-2019, derniers chiffres connus, se répartissaient ainsi :
- 16,8 milliards de m3 d'eau douce utilisés pour le refroidissement des centrales électriques, essentiellement les centrales nucléaires
- 5,3 milliards pour l'eau potable
- 5,2 milliards pour l'alimentation des canaux
- 2,9 milliards dévolus à des usages principalement agricoles
- 2,6 milliards pour les autres usages, essentiellement industriels
La consommation d'eau en France s'établit à 4,1 milliards de m3 en moyenne par an sur la période 2010-2019, selon la nouvelle estimation publiée mercredi par le Service des données et études statistiques (SDES) du Ministère de la Transition écologique.
En conséquence, l'agriculture reste la première activité consommatrice d'eau avec 58% du total, devant l'eau potable (26%), le refroidissement des centrales nucléaires (12%) et les usages industriels (4%).
Cette prévalence de l'agriculture s'explique par le fait que l'eau utilisée pour irriguer les cultures est considérée par le SDES comme "consommée à 80%".