Les poissons ont été entraînés à cracher leurs jets sur les visages qu'ils reconnaissaient, sur un écran d'ordinateur placé au-dessus de leur aquarium.
Leur taux de réussite s'élève à plus de 80 %.
Le dressage, qui prenait de deux jours à deux semaines selon les poissons, prévoyait une récompense à chaque fois qu'ils parvenaient à trouver le bon visage.
Entraînés, les poissons peuvent retrouver un visage connu parmi quarante-quatre nouveaux.
Cait Newport, le chercheur responsable de l'étude, explique qu'être capable de reconnaître un visage parmi d'autres est une tâche étonnamment difficile.
Toute figure a deux yeux au-dessus d'un nez et d'une bouche, donc, pour distinguer les individus entre eux, nous sommes obligés d'identifier des nuances subtiles entre ces traits.
Quoique dépourvu de néocortex, cette zone du cerveau spécialisée dans la reconnaissance faciale, le poisson est capable de reconnaître un visage déjà vu parmi quarante-quatre autres inconnus, avec un taux de réussite qui s'élève à plus de 80 %.
Nous avons essayé de déterminer si un animal avec un cerveau plus petit et plus simple, qui dans son évolution n'a développé aucun besoin de reconnaître les visages humains, pourrait en être capable.
L'étude, conduite par des chercheurs de l'université d'Oxford et l'université du Queensland, vient contredire tout ce que l'on pensait savoir sur l'intelligence et les capacités cérébrales des poissons.