Les tourbillons sont semblables à des cyclones sous-marins, qui sont un piège mortel pour les poissons et autres organismes marins supérieurs. La rotation rapide des vortex rend très difficile l’échange d’oxygène entre le courant circulaire, qui forme comme une barrière, et l’océan environnant. D’autant que le tourbillon entretient de lui-même le phénomène d’appauvrissement en oxygène. Cette circulation crée une couche superficielle, d’à peine une dizaine de mètres, sur la partie supérieure du tourbillon, favorisant une intense croissance végétale.
Le phénomène des « zones mortes » est connu : il se produit plutôt dans des eaux peu profondes et peu brassées, près des côtes, dans les estuaires ou les lacs. Cet appauvrissement en oxygène des milieux aquatiques est principalement lié à l’activité humaine, à la pollution et au rejet dans l’eau de grandes quantités de matières nutritives, comme les fertilisants agricoles ou d’autres matières organiques, avec l’érosion des sols agricoles ou déboisés.
Ces nutriments stimulent la prolifération de microalgues et du phytoplancton, qui finissent par consommer tout l’oxygène disponible dans l’eau.