Il est vrai que chez un sujet sain et en l’absence de facteurs de risque, une bactériurie « faible » (inférieure aux valeurs citées ci-dessus) est facilement gérée et résolue par le système immunitaire.
L’existence d’une leucocyturie (signe de réponse du système immunitaire façon à une agression de type bactérien) pourrait donc signifier que les urines analysées ne sont pas stériles mais plutôt qu’elles contiennent une « faible » numération des germes.
Dans un contexte de cystites récidivantes, une présence bactérienne urinaire même faible peut être le point de départ d’un nouvel épisode aigu et ce pour deux raisons :
1) Déficit de défenses immunitaires
2) Fragilité de l’urothélium
Ce déséquilibre entre germes uropathogènes « agresseurs » et réponse immunitaire « défenseur » laisse souvent la possibilité à une faible contamination bactérienne de se développer, proliférer et devenir une véritable IU dont la numération des germes augmentera au fil des jours jusqu’à dépasser le seuil de significativité.
En revanche, dans un contexte de cystites récidivantes, la faible concentration bactérienne va venir attaquer un urothélium déjà abimé et fragilisé.
Une quantité bactérienne asymptomatique chez le sujet sain sera donc plus probablement source d’un cadre clinique aigu chez le sujet chronique.