Tout dépendrait des quantités. Le Dr Alain Bombard est un précurseur de la question. Il a traversé l’océan Atlantique en 1952 sur un petit bateau pneumatique, en naufragé volontaire. Et il bu de l’eau de mer, en petites quantités pour s’hydrater, en complément d’eau douce, comme de l’eau de pluie.
D’ailleurs, l’eau minérale en bouteille aussi est salée, on compte jusqu'à 2 à 4 grammes par litre pour les plus riches en sels minéraux.
Cela dit, c’est bien moins que l’eau de mer, qui est plutôt autour de 35 grammes de sel par litre, mais un faible apport d'eau salée, même à la concentration de celle de l'eau de mer, reste possible, dans le cadre de la survie.
Pour les Uruguayens, tout dépend donc de la concentration en sel de cette eau de boisson mélangée.
Si cette eau est complémentaire à des apports qui sont majoritairement de l’eau douce, cela peut constituer une eau d’appoint, en cette période de sécheresse.
Car ne l’oublions pas, le fait de s’hydrater doit apporter de l’eau, mais aussi des minéraux.
Au contraire, l’eau "pure", déminéralisée, bue en grande quantité, peut entraîner une hyponatrémie aux conséquences graves.
Un équilibre des concentrations doit donc être respecté dans l’organisme, pour éviter les troubles cardiaques ou rénaux.
Pour cette raison, je déconseille tout de même de donner à boire ce type d’eau aux personnes touchées par une insuffisance cardiaque ou rénale.
Mais lorsque que l’on est en bonne santé et que cela ne représente pas le seul apport, pas de problème.