Un tel ECA doit être capable du recyclage le plus complet possible (quasi intégral) de l’air, de l’eau, de la nourriture, ainsi que des divers déchets organiques et inorganiques produits en son sein.
L’enjeu consiste à concevoir puis réaliser un habitat autonome (énergie mise à part) hébergeant un groupe restreint d’humains, vivant en symbiose avec des organismes (bactéries, micro-algues et plantes) au sein d’un « écosystème clos artificiel » (ECA), comme celui développé par l’Agence spatiale européenne dans le cadre du projet MELiSSA (Micro-Ecological Life Support System Alternative).
En conséquence, l’ensemble des déchets organiques de l’équipage, issus de la consommation des ressources (oxygène, eau et aliments) devra être recyclé, afin de produire la nourriture durant la mission et de manière à tendre vers un bouclage complet des flux de matières (régénération de l’air et de l’eau).
De fait, la seule solution consiste à s’inspirer du fonctionnement quasiment cyclique des écosystèmes de la Biosphère.
C’est pourquoi les agences spatiales développent des projets de systèmes régénératifs de support de vie bioinspirés.
Ce banc d’essai d’un nouveau genre pourrait ainsi aider à résoudre plusieurs défis terrestres, notamment la raréfaction des ressources matérielles et la dissipation croissante de polluants dans les écosystèmes naturels.
Un tel système permettrait la réalisation de missions habitées interplanétaires en favorisant le recyclage et la régénération des ressources, essentiel pour garantir la survie des équipages sur de longues périodes loin de la Terre.