Les poissons peuvent faire intervenir tous leurs sens lorsqu’ils se nourrissent : la vue, la perception des sons et des vibrations, mais aussi le goût et l’odorat.
Pour ces derniers, la capacité de perception des poissons peut être très développée et certaines espèces peuvent détecter un parfum avec une concentration très faible.
Les attractants, testés en laboratoire, sont sélectionnés pour plaire aux poissons.
Une odeur qui plait au poisson peut finir par le décider s’il hésitait.
Certains leurres jouent sur un autre registre, ils sont dotés d’attractants qui stimulent l’appétence des poissons.
Ainsi, à force d’insister sur un poste donné, les passages répétés du leurre diffusent ces molécules à proximité des poissons, et peuvent parfaitement finir par les stimuler et déclencher une attaque là ou un leurre non parfumé n’aurait rien donné.
Les odeurs agissent à un autre niveau, elles se propagent beaucoup moins dans l’eau que dans l’air, leur diffusion est fonction de la température, et est d’autant plus faible que l’eau est froide.
Lorsque c’est le cas, l’odeur peut intervenir de deux manières, premièrement pour décider un carnassier hésitant, lorsque les autres sens ont ciblé la proie et que le poisson s’approche suffisamment du leurre pour la percevoir.